Avot 4
בֶּן זוֹמָא אוֹמֵר, אֵיזֶהוּ חָכָם, הַלּוֹמֵד מִכָּל אָדָם, שֶׁנֶּאֱמַר (תהלים קיט) מִכָּל מְלַמְּדַי הִשְׂכַּלְתִּי כִּי עֵדְוֹתֶיךָ שִׂיחָה לִּי. אֵיזֶהוּ גִבּוֹר, הַכּוֹבֵשׁ אֶת יִצְרוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (משלי טז) טוֹב אֶרֶךְ אַפַּיִם מִגִּבּוֹר וּמשֵׁל בְּרוּחוֹ מִלֹּכֵד עִיר. אֵיזֶהוּ עָשִׁיר, הַשָּׂמֵחַ בְּחֶלְקוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר (תהלים קכח) יְגִיעַ כַּפֶּיךָ כִּי תֹאכֵל אַשְׁרֶיךָ וְטוֹב לָךְ. אַשְׁרֶיךָ, בָּעוֹלָם הַזֶּה. וְטוֹב לָךְ, לָעוֹלָם הַבָּא. אֵיזֶהוּ מְכֻבָּד, הַמְכַבֵּד אֶת הַבְּרִיּוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר (שמואל א ב) כִּי מְכַבְּדַי אֲכַבֵּד וּבֹזַי יֵקָלּוּ:
Ben Zoma dit [(Parce qu'il n'a pas vécu longtemps et n'a pas été ordonné rabbin, ils l'ont appelé du nom de son père, de même, "Ben Azzai." Le nom des deux était Shimon)]: Qui est sage? [c'est-à-dire, qui est digne de se glorifier de sa sagesse?] Celui qui apprend de tous les hommes, [même de ceux qui sont inférieurs à lui. Car comme il n'est pas jaloux de son honneur et apprend du moindre, on voit que sa sagesse est pour le ciel et non pour la gloire personnelle], comme il est écrit (Psaumes 119: 99): "De tout mon enseignants, je suis devenu sage », [suivi de« car vos témoignages étaient une conversation pour moi ». c'est-à-dire que j'ai appris la Torah de tous mes professeurs, même ceux qui sont inférieurs à moi, sans être soucieux de mon honneur. Car vos témoignages étaient une conversation pour moi, toutes mes intentions étant pour le ciel. De même,] Qui est fort, [et digne de se glorifier de sa force]? Celui qui soumet son (mauvais) penchant, comme il est écrit (Proverbes 16:32): "Plus grand est celui qui retient sa colère que le héros, et le chef de son esprit, que le vainqueur d'une ville." [(Ce qui précède est un rendu superficiel.) Il doit être compris ainsi: Grand est la rétention de la colère qui vient de la force de soumettre le (mauvais) penchant (et non de la faiblesse de sa nature). Et, de même, [grand est] de diriger son esprit quand il vient du conquérant d'une ville, c'est-à-dire d'un roi, qui après avoir conquis une ville fait amener les rebelles devant lui et "gouverne son esprit" et ne les tue pas. ] Qui est riche, [et digne de se glorifier de sa richesse]? Celui qui se réjouit de son sort, comme il est écrit (Psaumes 18: 2): "Quand tu manges le labeur de tes mains, tu as de la chance et c'est bien pour toi"—Vous avez de la chance dans ce monde et c'est bien pour vous dans le monde à venir. Qui est honoré? Celui qui honore les autres. [Parce que si quelqu'un mérite les trois bonnes choses mentionnées ci-dessus (sagesse, force et richesse), il est honoré en lui-même aux yeux de D.ieu et de l'homme, même si les hommes ne l'honorent pas (manifestement) à cause d'eux—le tanna ajoute donc: Si quelqu'un possède ces trois middoth et est honoré en lui-même, que doit-il faire pour être (manifestement) honoré par les autres? Qu'il les honore!] Comme il est écrit (I Samuel 2:30): "Car j'honorerai ceux qui m'honoreront, et ceux qui me mépriseront seront maudits." [Le reste suit a fortiori, à savoir: Si le Saint Béni soit-Il, le Roi d'honneur, qui a tout créé dans ce monde pour Son honneur, honore ceux qui L'honorent—combien plus (devrait) la chair et le sang (le faire)! "Et ceux qui me méprisent seront maudits"—d'où nous tirons l'humilité du Saint Béni soit-Il. Il n'a pas dit "Je maudirai mes moqueurs", mais ils seront maudits "—d'eux-mêmes. Et il est plus soucieux de l'honneur du tsadikim que du sien! à savoir. (Genèse 12: 3): "Et ceux qui vous maudissent (Abraham), je les maudirai."]
בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר, הֱוֵי רָץ לְמִצְוָה קַלָּה כְבַחֲמוּרָה, וּבוֹרֵחַ מִן הָעֲבֵרָה. שֶׁמִּצְוָה גּוֹרֶרֶת מִצְוָה, וַעֲבֵרָה גוֹרֶרֶת עֲבֵרָה. שֶׁשְּׂכַר מִצְוָה, מִצְוָה. וּשְׂכַר עֲבֵרָה, עֲבֵרָה:
Ben Azzai dit: Courez vers une mitsva "légère" comme vers une "lourde" et fuyez le péché. Car une mitsva engendre une mitsva et un péché engendre un péché. [C'est la voie du monde." Si un homme fait une mitsva, il lui est plus facile d'en faire d'autres et si l'on commence à pécher, il lui est difficile d'arrêter. Et, de plus,] la récompense d'une mitsva est une mitsva, et la «récompense» d'un péché est un péché. [Car le Ciel assiste et met entre les mains de celui qui a fait une mitsva de quoi en faire une autre, afin de le récompenser pour les deux; et donc avec la "récompense" pour un péché. Ou: tout ce que l'on gagne ou apprécie en faisant une mitsva lui est compté comme une mitsva elle-même, et il reçoit une récompense à la fois pour la mitsva et pour le plaisir et le bénéfice qu'il en a tiré; et la "récompense" et la jouissance que l'on tire du péché lui sont imputées comme un péché lui-même, et il est frappé à la fois pour le péché et pour la récompense et le plaisir qu'il en a tirés.]
הוּא הָיָה אוֹמֵר, אַל תְּהִי בָז לְכָל אָדָם, וְאַל תְּהִי מַפְלִיג לְכָל דָּבָר, שֶׁאֵין לְךָ אָדָם שֶׁאֵין לוֹ שָׁעָה וְאֵין לְךָ דָבָר שֶׁאֵין לוֹ מָקוֹם:
Il avait coutume de dire: ne sous-estimez aucun homme, [disant: "Comment peut-il me faire du mal?"] Et ne "distanciez" rien, [disant: il est peu probable que cela se produise et il ne faut pas s'en inquiéter]. Car il n'y a pas d'homme qui n'ait son moment et il n'y a rien qui n'ait sa place.
רַבִּי לְוִיטָס אִישׁ יַבְנֶה אוֹמֵר, מְאֹד מְאֹד הֱוֵי שְׁפַל רוּחַ, שֶׁתִּקְוַת אֱנוֹשׁ רִמָּה. רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָא אוֹמֵר, כָּל הַמְחַלֵּל שֵׁם שָׁמַיִם בַּסֵּתֶר, נִפְרָעִין מִמֶּנּוּ בְגָלוּי. אֶחָד שׁוֹגֵג וְאֶחָד מֵזִיד בְּחִלּוּל הַשֵּׁם:
R. Levitas Ish Yavneh dit: Soyez extrêmement humble, car l '«espoir» de l'homme, ce sont les vers. [Même si dans l'autre milieu, la voie du milieu est la meilleure, avec «fierté», ce n'est pas le cas, mais il faut s'incliner à l'extrême de l'humilité d'esprit. Car l'orgueil est particulièrement méprisé. Et, de plus, la plupart des hommes s'y égarent, de sorte que les gens ne sont pas disposés à s'en séparer, c'est pourquoi il faut une distanciation particulière.] R. Yochanan ben Broka dit: Si l'on profane le nom du Ciel en secret, c'est exigé de lui au grand jour. Tant le involontaire que le sage sont responsables de la profanation du nom.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ אוֹמֵר, הַלּוֹמֵד תּוֹרָה עַל מְנָת לְלַמֵּד, מַסְפִּיקִין בְּיָדוֹ לִלְמֹד וּלְלַמֵּד. וְהַלּוֹמֵד עַל מְנָת לַעֲשׂוֹת, מַסְפִּיקִין בְּיָדוֹ לִלְמֹד וּלְלַמֵּד לִשְׁמֹר וְלַעֲשׂוֹת. רַבִּי צָדוֹק אוֹמֵר, אַל תַּעֲשֵׂם עֲטָרָה לְהִתְגַּדֵּל בָּהֶם, וְלֹא קַרְדֹּם לַחְפֹּר בָּהֶם. וְכָךְ הָיָה הִלֵּל אוֹמֵר, וּדְאִשְׁתַּמֵּשׁ בְּתָגָא, חָלָף. הָא לָמַדְתָּ, כָּל הַנֶּהֱנֶה מִדִּבְרֵי תוֹרָה, נוֹטֵל חַיָּיו מִן הָעוֹלָם:
R. Yishmael, son fils, dit: Si l'on apprend pour enseigner, il lui est donné d'apprendre et d'enseigner. [Ceci est la bonne version. Sa signification: si l'on apprend pour être constamment impliqué dans la Torah, sans penser à s'engager dans la bonté avec les autres, comme Rava (Rosh Hashanah 18a) qui s'est occupé de la Torah mais pas avec bonté, même s'il doit aussi faire cette dernière, encore, il lui est donné d'apprendre et d'enseigner, selon son intention], et si l'on apprend pour faire, [vouloir étudier la Torah mais aussi s'engager dans la bonté, comme Abbaye, qui s'est engagée dans la Torah et dans la bonté, ] il lui est donné [d'accomplir son intention et] d'apprendre et d'enseigner, de garder et de faire. [Il y en a qui expliquent "Si l'on apprend pour enseigner", pour être appelé "Rabbi", et qui lisent "il ne lui est pas donné d'apprendre et d'enseigner", mais dans la plupart des livres je l'ai trouvé comme dans la première version, qui est la bonne.] Ne faites pas d'eux (paroles de la Torah) une couronne avec laquelle vous glorifier. [Ne dites pas: j'apprendrai pour être appelé «rabbin» et pour m'asseoir à la tête, mais apprenez par amour, et l'honneur viendra inévitablement], (et ne les faites pas) une bêche avec laquelle creuser. [N'apprenez pas la Torah pour en faire un gagne-pain. Pour celui qui le fait profane la sainteté de la Torah et est passible de mort aux mains du Ciel, comme l'est celui qui tire un gain (personnel) de la propriété sacrée. Et les maîtres des écoliers ne sont payés que pour les regarder seuls, pour ne pas endommager les choses, et pour leur enseigner des cantillations, ce qu'un maître n'est pas obligé de faire. Mais il est interdit de prendre un salaire pour enseigner la Torah, comme il est écrit (Deutéronome 4:14): "Et le Seigneur m'a commandé à ce moment-là de vous enseigner les statuts et les jugements" (Ibid. 5): "comme le L rd mon Dieu m'a ordonné "—Tout comme moi, gratuitement, vous aussi, gratuitement. Et il est également interdit à un juge de prendre des honoraires pour statuer, mais seulement des «honoraires d'absentéisme», qu'il soit manifeste que les honoraires représentent ce qu'il perd en s'absentant de son travail pour entendre les plaidoyers des justiciables (à condition que il prend un montant égal des deux. S'il prend plus de l'un que de l'autre, ses décisions sont annulées.) Quant à la Torah permettant à un savant de la Torah de bénéficier des paroles de la Torah, cela s'applique à la vente de ses œuvres sur le marché avant d'autres le font et aussi à son exonération de tous les impôts (personnels), impositions et taxes foncières. La congrégation doit payer même la taxe d'entrée pour lui. Et même s'il est riche et a beaucoup d'argent, il peut demander une exemption par la loi. Et si un érudit de la Torah est malade et plongé dans l'affliction et que la congrégation lui offre de grands cadeaux en l'honneur de sa Torah, c'est une mitsva pour lui de les prendre. Et ce n'est pas dans la catégorie de profiter des paroles de la Torah puisqu'il lui est impossible de se soutenir autrement. Et, de même, un érudit de la Torah qui a été nommé parnas (chef de communauté) ou rosh haseder par la congrégation, et qui s'occupe des besoins de la congrégation, peut prendre un salaire d'eux, même ce qui est bien supérieur à ce qu'il a besoin d'un gagne-pain, afin qu'il soit grand, craint et impressionnant pour eux, comme nous l'avons dit avec le souverain sacrificateur dont il est écrit (Lévitique 21:10): "qui est plus grand que ses frères", qui les sages expliquent: «Faites-le grand de ses frères». Son frère Cohanim doit le rendre riche de ce qui est à eux. Quant aux premiers sages, qui se sont abstenus de cela, c'était hors de leur hassiduth mais ce n'est pas le vacarme.] Et c'est ce que Hillel avait coutume de dire: "Celui qui 'utilise' la couronne (de la Torah) meurt."— par lequel on nous apprend que celui qui exploite les paroles de la Torah «prend sa vie» du monde.
רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, כָּל הַמְכַבֵּד אֶת הַתּוֹרָה, גּוּפוֹ מְכֻבָּד עַל הַבְּרִיּוֹת. וְכָל הַמְחַלֵּל אֶת הַתּוֹרָה, גּוּפוֹ מְחֻלָּל עַל הַבְּרִיּוֹת:
R. Yossi dit: Si quelqu'un honore la Torah, son corps est honoré par les hommes. [Si l'on expose les phrases "défectueuses" et "superflues" dans la Torah et donne les raisons de tous les sommets, montrant qu'il n'y a rien d'insignifiant en eux, il n'y a pas d'honorage de la Torah plus grand que cela. Ou: Si l'on honore un rouleau de la Torah et ceux qui étudient la Torah et s'en occupent— tous ceux-ci sont dans la catégorie d'honorer la Torah.] Et si quelqu'un profane la Torah, son corps est «profané» par les hommes.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בְּנוֹ אוֹמֵר, הַחוֹשֵׂךְ עַצְמוֹ מִן הַדִּין, פּוֹרֵק מִמֶּנּוּ אֵיבָה וְגָזֵל וּשְׁבוּעַת שָׁוְא. וְהַגַּס לִבּוֹ בַהוֹרָאָה, שׁוֹטֶה רָשָׁע וְגַס רוּחַ:
R. Yishmael, son fils, dit: Celui (un juge) qui évite de juger [quand il y en a (présent) un plus grand que lui, ou quand il persuade les justiciables de faire des compromis] se retire de la haine [(pour celui qui quitte Beth- din responsable déteste le juge, disant dans son cœur: "Il n'a pas essayé de trouver des choses en ma faveur")], et de vol [peut-être a-t-il incriminé un innocent et, en fait, l'a volé], et d'un vain serment, [qu'il a pu imposer à tort à une personne non tenue de serment. Ou peut-être que le tanna appelle un faux serment un vain serment, comme quand il (le défendeur) a [vainement] juré qu'il n'a pas emprunté, alors qu'il l'a vraiment fait.] Et celui qui est «hautain» dans le jugement, [jugeant sans examen adéquat ou délibération] est un imbécile, un malfaiteur et un homme d'arrogance.
הוּא הָיָה אוֹמֵר, אַל תְּהִי דָן יְחִידִי, שֶׁאֵין דָּן יְחִידִי אֶלָּא אֶחָד. וְאַל תֹּאמַר קַבְּלוּ דַעְתִּי, שֶׁהֵן רַשָּׁאִין וְלֹא אָתָּה:
Il avait coutume de dire: ne jugez pas seul. [Même si un juge expert peut le faire, il appartient aux moyens du chasiduth de ne pas le faire. (Et cela, seulement quand les justiciables ne l'ont pas accepté pour juger sur eux; mais quand ils l'ont fait, il peut juger seul, même dans l'esprit de la chasiduth)]; car il n'y en a qu'un qui juge seul. Et ne dites pas [à vos collègues, qui ne sont pas d'accord avec vos jugements] «Acceptez mon opinion», [car je suis un expert, et sans vous j'aurais pu juger seul,] car ils sont autorisés (à faire valoir leurs opinions) et non vous, [car puisque vous les avez fait vous rejoindre, il est normal que l'opinion majoritaire prévale.]
רַבִּי יוֹנָתָן אוֹמֵר, כָּל הַמְקַיֵּם אֶת הַתּוֹרָה מֵעֹנִי, סוֹפוֹ לְקַיְּמָהּ מֵעשֶׁר. וְכָל הַמְבַטֵּל אֶת הַתּוֹרָה מֵעשֶׁר, סוֹפוֹ לְבַטְּלָהּ מֵעֹנִי:
R. Yonathan dit: Quiconque accomplit la Torah dans la pauvreté, [étant pressé pour sa subsistance et abandonnant pourtant son travail afin d'étudier la Torah] est destiné à l'accomplir dans la richesse. Et quiconque abandonne la Torah par souci [de sa] richesse est voué à l'abandonner par pauvreté.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר, הֱוֵי מְמַעֵט בְּעֵסֶק, וַעֲסֹק בַּתּוֹרָה. וֶהֱוֵי שְׁפַל רוּחַ בִּפְנֵי כָל אָדָם. וְאִם בָּטַלְתָּ מִן הַתּוֹרָה, יֶשׁ לְךָ בְטֵלִים הַרְבֵּה כְנֶגְדָּךְ. וְאִם עָמַלְתָּ בַתּוֹרָה, יֶשׁ לוֹ שָׂכָר הַרְבֵּה לִתֶּן לָךְ:
R. Meir dit: Diminuez (votre) occupation [avec les affaires ou le travail] et occupez-vous [principalement] avec la Torah. Et soyez d'humilité humble devant tous les hommes, [pour apprendre même de ceux qui sont inférieurs à vous en sagesse.] Et si vous restiez oisif [dans l'étude de la Torah], il y a beaucoup de paresseux à côté de vous [pour vous aider à le faire. Ou: Il y a beaucoup de paresseux dans le monde, les méchantes et les bêtes sauvages, par lesquelles le Saint Béni soit-Il peut vous punir.] Et si vous avez travaillé dur dans la Torah, Il a beaucoup de récompense à vous donner. [Lui-même vous récompensera, et non pas un messager, son attribut de bien étant plus grand que celui de sa punition.]
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר, הָעוֹשֶׂה מִצְוָה אַחַת, קוֹנֶה לוֹ פְרַקְלִיט אֶחָד. וְהָעוֹבֵר עֲבֵרָה אַחַת, קוֹנֶה לוֹ קַטֵּגוֹר אֶחָד. תְּשׁוּבָה וּמַעֲשִׂים טוֹבִים, כִּתְרִיס בִּפְנֵי הַפֻּרְעָנוּת. רַבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר אוֹמֵר, כָּל כְּנֵסִיָּה שֶׁהִיא לְשֵׁם שָׁמַיִם, סוֹפָהּ לְהִתְקַיֵּם. וְשֶׁאֵינָהּ לְשֵׁם שָׁמַיִם, אֵין סוֹפָהּ לְהִתְקַיֵּם:
R. Eliezer ben Yaakov dit: Si quelqu'un fait une mitsva, il acquiert pour lui-même un avocat de la défense [c'est-à-dire, un ange parlant en son nom.] Et si quelqu'un commet un péché, il acquiert pour lui-même un kategor (un procureur), [c'est-à-dire un ange incriminant, (kategor étant l'acronyme de «kore tigar», «appelant à des conflits». Sanegor, le contraire de kategor est l'acronyme de «sone tigar», «hainant les conflits»)] R. Yochanan Hasandlar dit: Tout rassemblement qui est pour l'amour du ciel est destiné à durer, et (tout rassemblement qui n'est) pas pour l'amour du ciel n'est pas destiné à durer.
רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן שַׁמּוּעַ אוֹמֵר, יְהִי כְבוֹד תַּלְמִידְךָ חָבִיב עָלֶיךָ כְּשֶׁלְּךָ, וּכְבוֹד חֲבֵרְךָ כְּמוֹרָא רַבְּךָ, וּמוֹרָא רַבְּךָ כְּמוֹרָא שָׁמָיִם:
R. Elazar ben Shamua dit: Que l'honneur de votre disciple soit aussi aimé de vous que le vôtre. [Car c'est ainsi que nous trouvons avec Moïse. Il a dit à Josué, son disciple (Exode 17: 9) "Choisissez des hommes pour nous," faisant de lui (Josué) l'équivalent de lui-même "], et l'honneur de votre prochain comme la crainte de votre maître, [Aaron disant à Moïse ( Nombres 12:11): "Priez, mon maître." Bien qu'il (Aaron) fût son frère aîné (de Moïse), il l'appelait "mon maître"], et la crainte de votre enseignant comme la crainte du ciel, [Josué disant à Moïse (Ibid. 11:28): "Mon maître, Moïse, 'achève-les' (du monde.)" Puisqu'ils se sont rebellés contre toi, c'est comme s'ils s'étaient rebellés contre le Saint Béni soit-Il et ils méritent d'être détruits.]
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, הֱוֵי זָהִיר בַּתַּלְמוּד, שֶׁשִּׁגְגַת תַּלְמוּד עוֹלָה זָדוֹן. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר, שְׁלשָׁה כְתָרִים הֵם, כֶּתֶר תּוֹרָה וְכֶתֶר כְּהֻנָּה וְכֶתֶר מַלְכוּת, וְכֶתֶר שֵׁם טוֹב עוֹלֶה עַל גַּבֵּיהֶן:
R. Yehudah a dit: Soyez attentif à l'apprentissage, [que votre apprentissage soit exact et conforme à la halakha.] Car une erreur d'apprentissage est considérée comme délibérée. [Si vous vous trompez en décidant parce que vous n'avez pas été exact dans votre apprentissage et que vous venez pour permettre ce qui est interdit, le Saint Béni soit-Il vous le rend compte comme si vous aviez agi délibérément.] R. Shimon dit: Il y a trois couronnes , [que la Torah exigeait d'honorer]: la couronne de la Torah [(Lévitique 19:32): "Et tu honoreras le visage de l'ancien" ("zaken", un érudit de la Torah, "un acronyme pour" zeh kanah chochmah "— "celui-ci a acquis la sagesse")], la couronne de la prêtrise [(Lévitique 21: 8): "Et tu le rendras (le Cohain) saint" — il sera saint pour vous], et la couronne du royaume [(Deutéronome 17:15): "Place tu placeras sur toi un roi" — que sa crainte soit sur vous. "] Et la couronne d'un bon nom [c'est-à-dire, celui qui possède de bonnes actions, et, à cause d'elles, une bonne réputation, que nous ne trouvons pas dans la Torah, (qu'il est tenu d'honorer lui)] transcende tout. [Car tous les trois exigent un bon nom. Car s'il est un érudit de la Torah, mais de mauvaise réputation, il est permis de lui faire honte; et s'il est un grand prêtre, il est dit (Yoma 71b ): "Que les fils des nations (c'est-à-dire les convertis) aillent en paix, qui suivent la pratique d'Aaron (qui a recherché la paix), mais que les fils d'Aaron n'aillent pas en paix, qui ne suivent pas la pratique d'Aaron" et s'il est roi, il est écrit (Exode 22:27): "Et vous ne maudirez pas un prince dans votre peuple" — quand il accomplit les actes de votre peuple.]
רַבִּי נְהוֹרַאי אוֹמֵר, הֱוֵי גוֹלֶה לִמְקוֹם תּוֹרָה, וְאַל תֹּאמַר שֶׁהִיא תָבֹא אַחֲרֶיךָ, שֶׁחֲבֵרֶיךָ יְקַיְּמוּהָ בְיָדֶךָ. וְאֶל בִּינָתְךָ אַל תִּשָּׁעֵן (משלי ג):
R. Nehorai dit: [S'il n'y a pas d'érudits de la Torah à votre place,] soyez exilé dans un lieu de la Torah, et ne dites pas que cela viendra après vous [c'est-à-dire que les érudits de la Torah viendront ici, (et)] que vos compagnons l'accompliront entre vos mains. [Ne comptez pas sur vos camarades, pour que lorsqu'ils viennent de la maison de l'enseignant, ils accomplissent la Torah entre vos mains, que vous apprendrez d'eux ce qu'ils ont appris de l'enseignant. Mais vous-même, soyez exilé à la place du professeur. Car il n'y a pas de comparaison entre celui qui l'entend d'un disciple et celui qui l'entend de l'enseignant lui-même. Ou: Pourquoi est-ce que je vous dis de vous exiler dans un lieu de la Torah? Parce que vos compagnons l'accompliront entre vos mains. Car même si vous êtes plus aiguisé et plus analytique qu'eux, la Torah ne sera pas accomplie par vous, mais par vos semblables, par échange d'idées], "et ne vous fiez pas à votre (propre) compréhension" (Proverbes 3: 5) .
רַבִּי יַנַּאי אוֹמֵר, אֵין בְּיָדֵינוּ לֹא מִשַּׁלְוַת הָרְשָׁעִים וְאַף לֹא מִיִּסּוּרֵי הַצַּדִּיקִים. רַבִּי מַתְיָא בֶן חָרָשׁ אוֹמֵר, הֱוֵי מַקְדִּים בִּשְׁלוֹם כָּל אָדָם. וֶהֱוֵי זָנָב לָאֲרָיוֹת, וְאַל תְּהִי רֹאשׁ לַשּׁוּעָלִים:
R. Yannai dit: Ce n'est pas entre nos mains [c'est-à-dire, nous ne comprenons pas (à savoir Yevamoth 105a)] pourquoi les méchants sont en paix, [pourquoi ils prospèrent,] et pourquoi les justes sont affligés. [Ou: Nous n'avons en exil ni la paix et la tranquillité que le Saint Béni soit-Il a coutume d'accorder aux méchants afin de les chasser du monde à venir, ni les afflictions qui sont propres aux justes, les afflictions de l'amour, qui n'entraînent pas la suspension de l'étude de la Torah. Autrement dit, nous ne sommes pas dans la catégorie des méchants, n'ayant pas leur tranquillité, ni n'avons-nous atteint la catégorie des justes; car nos afflictions ne sont pas celles de l'amour, comme les leurs. ] R. Matia ben Charash dit: précédez chaque homme dans la salutation, [même un gentil sur le marché], et soyez une queue aux lions [c.-à-d. À ceux qui sont plus grands que vous], et ne soyez pas une tête à la renards [c'est-à-dire à ceux qui sont inférieurs à vous].
רַבִּי יַעֲקֹב אוֹמֵר, הָעוֹלָם הַזֶּה דּוֹמֶה לִפְרוֹזְדוֹר בִּפְנֵי הָעוֹלָם הַבָּא. הַתְקֵן עַצְמְךָ בַפְּרוֹזְדוֹר, כְּדֵי שֶׁתִּכָּנֵס לַטְּרַקְלִין:
R. Yaakov dit: Ce monde est comme un couloir vers le monde à venir. Préparez-vous dans le couloir pour mériter d'entrer dans le palais [du roi].
הוּא הָיָה אוֹמֵר, יָפָה שָׁעָה אַחַת בִּתְשׁוּבָה וּמַעֲשִׂים טוֹבִים בָּעוֹלָם הַזֶּה, מִכָּל חַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. וְיָפָה שָׁעָה אַחַת שֶׁל קוֹרַת רוּחַ בָּעוֹלָם הַבָּא, מִכָּל חַיֵּי הָעוֹלָם הַזֶּה:
Il avait coutume de dire: Mieux vaut une heure pour la repentance et les bonnes actions dans ce monde que toute la vie dans le monde à venir. [Car à ce moment-là, la repentance et les bonnes actions ne sont d'aucune utilité pour un homme. Car le monde à venir ne sert qu'à recevoir une récompense pour ce que l'on a accompli dans ce monde.] Et mieux une heure de plaisir dans le monde à venir que toute la vie dans ce monde.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר, אַל תְּרַצֶּה אֶת חֲבֵרְךָ בִשְׁעַת כַּעֲסוֹ, וְאַל תְּנַחֲמֶנּוּ בְּשָׁעָה שֶׁמֵּתוֹ מֻטָּל לְפָנָיו, וְאַל תִּשְׁאַל לוֹ בִשְׁעַת נִדְרוֹ, וְאַל תִּשְׁתַּדֵּל לִרְאוֹתוֹ בִשְׁעַת קַלְקָלָתוֹ:
R. Shimon ben Elazar dit: N'apaisez pas votre ami au temps de sa colère, [comme il est écrit (Exode 33:14): "Ma face ira et je vous mettrai à l'aise", dit le Saint à Moïse : "Attendez que mon visage de colère passe."], Et ne le consolez pas pendant que son mort est couché devant lui. [Car au moment de la destruction (de Jérusalem), le Saint Béni soit-Il était pour ainsi dire en deuil; et quand les anges serviteurs ont essayé de le consoler, le Saint-Esprit leur a dit: "Ne vous hâtez pas de me consoler."], et ne cherchez pas [des "ouvertures" pour l'absoudre de son vœu] au moment de son vœu. [Car alors, pour chaque ouverture que vous lui trouverez, il dira: "Oui, c'est avec cette compréhension que j'ai juré", et vous ne pourrez plus lui trouver une ouverture. Et nous constatons que lorsque le Saint Béni soit-Il a juré à Moïse de ne pas entrer dans le pays, il ne l'a pas imploré immédiatement, mais il a attendu et ensuite il a commencé à l'implorer.], Et n'essayez pas de le voir à le temps de sa perte [par le péché. Car alors il a honte de tous les hommes. Comme on le trouve avec Adam— quand il a péché, le Saint Béni soit-Il ne leur est apparu (Adam et Eve) que lorsqu'ils ont fait des ceintures, comme il est écrit (Genèse 3: 7): "Et ils se sont fait ceintures", après quoi il est écrit ( Ibid 8): "Et ils ont entendu la voix du L rd Gd."]
שְׁמוּאֵל הַקָּטָן אוֹמֵר, (משלי כד) בִּנְפֹל אוֹיִבְךָ אַל תִּשְׂמָח וּבִכָּשְׁלוֹ אַל יָגֵל לִבֶּךָ, פֶּן יִרְאֶה ה' וְרַע בְּעֵינָיו וְהֵשִׁיב מֵעָלָיו אַפּוֹ:
Shmuel Hakatan dit: "Lorsque votre ennemi tombe ne vous réjouissez pas, et quand il trébuche, que votre cœur ne se réjouisse pas" [Ceci est un verset dans Proverbes (24:17), mais Shmuel Hakatan avait coutume de le reprocher aux hommes], (18): "De peur que le Seigneur ne voie, et qu'il ne soit mauvais à Ses yeux [que dans votre cœur vous l'avez fait comme votre messager pour satisfaire votre désir] et qu'Il ne détourne de lui sa colère." [Puisqu'il n'est pas écrit «veshav» (et il se repentira ») mais« véheshiv »(« et il se retournera »), l'implication est qu'il le détournera de votre ennemi vers vous.]
אֱלִישָׁע בֶּן אֲבוּיָה אוֹמֵר, הַלּוֹמֵד יֶלֶד לְמַה הוּא דוֹמֶה, לִדְיוֹ כְתוּבָה עַל נְיָר חָדָשׁ. וְהַלּוֹמֵד זָקֵן לְמַה הוּא דוֹמֶה, לִדְיוֹ כְתוּבָה עַל נְיָר מָחוּק. רַבִּי יוֹסֵי בַר יְהוּדָה אִישׁ כְּפַר הַבַּבְלִי אוֹמֵר, הַלּוֹמֵד מִן הַקְּטַנִּים לְמַה הוּא דוֹמֶה, לְאֹכֵל עֲנָבִים קֵהוֹת וְשׁוֹתֶה יַיִן מִגִּתּוֹ. וְהַלּוֹמֵד מִן הַזְּקֵנִים לְמַה הוּא דוֹמֶה, לְאֹכֵל עֲנָבִים בְּשֵׁלוֹת וְשׁוֹתֶה יַיִן יָשָׁן. רַבִּי אוֹמֵר, אַל תִּסְתַּכֵּל בַּקַּנְקַן, אֶלָּא בְמַה שֶּׁיֶּשׁ בּוֹ. יֵשׁ קַנְקַן חָדָשׁ מָלֵא יָשָׁן, וְיָשָׁן שֶׁאֲפִלּוּ חָדָשׁ אֵין בּוֹ:
Celui qui apprend enfant, à quoi peut-il être comparé? À l'encre écrite sur du papier neuf, [qui dure. Ainsi, l'apprentissage de l'enfance n'est pas oublié], et celui qui apprend dans la vieillesse, à quoi peut-il être comparé? À l'encre écrite sur du papier taché. R. Yossi beRabbi Yehudah Ish Kfar Habavli dit: Celui qui apprend des jeunes, à quoi peut-il être comparé? À celui qui mange des raisins ternes [c'est-à-dire des raisins qui ne sont pas mûrs et qui émoussent les dents. (De manière analogue, la sagesse d'un enfant n'a pas suffisamment mûri et ses paroles ne "reposent pas bien" sur le cœur)], et à celui qui boit du vin de sa cuve, [qui est mélangée avec des lies. (De manière analogue, la sagesse d'un enfant est mêlée de doutes.)] Et celui qui apprend de l'ancien, à quoi peut-il être comparé? A celui qui mange des raisins mûrs et boit du vieux vin. Le rabbin dit: Ne regardez pas le récipient, mais ce qu'il contient. Il y a un nouveau récipient rempli de vieux vin et un vieux récipient qui ne contient même pas de vin nouveau! [Rabbi n'est pas d'accord avec R. Yossi beRabbi Yehudah, disant que tout comme il y a un nouveau récipient rempli de vieux vin, il peut y avoir un enfant dont la "saveur" est comme celle de l'ancien; et il y a des vieillards inférieurs en sagesse aux enfants.]
רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר אוֹמֵר, הַקִּנְאָה וְהַתַּאֲוָה וְהַכָּבוֹד, מוֹצִיאִין אֶת הָאָדָם מִן הָעוֹלָם:
R. Eliezer Hakappar dit: L'envie, la convoitise [pour la nourriture, la boisson, la fornication, etc.] et l'honneur [c'est-à-dire le désir d'être honoré par les autres] chassent un homme du monde.
הוּא הָיָה אוֹמֵר, הַיִּלּוֹדִים לָמוּת, וְהַמֵּתִים לְהֵחָיוֹת, וְהַחַיִּים לִדּוֹן. לֵידַע לְהוֹדִיעַ וּלְהִוָּדַע שֶׁהוּא אֵל, הוּא הַיּוֹצֵר, הוּא הַבּוֹרֵא, הוּא הַמֵּבִין, הוּא הַדַּיָּן, הוּא עֵד, הוּא בַעַל דִּין, וְהוּא עָתִיד לָדוּן. בָּרוּךְ הוּא, שֶׁאֵין לְפָנָיו לֹא עַוְלָה, וְלֹא שִׁכְחָה, וְלֹא מַשּׂוֹא פָנִים, וְלֹא מִקַּח שֹׁחַד, שֶׁהַכֹּל שֶׁלּוֹ. וְדַע שֶׁהַכֹּל לְפִי הַחֶשְׁבּוֹן. וְאַל יַבְטִיחֲךָ יִצְרְךָ שֶׁהַשְּׁאוֹל בֵּית מָנוֹס לְךָ, שֶׁעַל כָּרְחֲךָ אַתָּה נוֹצָר, וְעַל כָּרְחֲךָ אַתָּה נוֹלָד, וְעַל כָּרְחֲךָ אַתָּה חַי, וְעַל כָּרְחֲךָ אַתָּה מֵת, וְעַל כָּרְחֲךָ אַתָּה עָתִיד לִתֵּן דִּין וְחֶשְׁבּוֹן לִפְנֵי מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא:
Il avait coutume de dire: le né, mourir [c'est-à-dire celui qui est né est déjà destiné à mourir], et les morts, vivre [ils sont destinés à vivre et à se lever pour le jour du jugement. —ceux-ci pour la vie éternelle et ceux-ci pour la honte et pour l'infamie éternelle], pour connaître [des autres], pour informer [les autres], et pour affirmer [en eux-mêmes] que Lui, le Tout-Puissant, est l'Artisan, [tout le monde étant dans sa main comme la matière dans la main de l'artisan, car] il est le créateur, [qui a créé l'univers entier ex nihilo, c'est pourquoi il peut en faire ce qu'il veut], il est l'intellect [de toutes les actions des hommes , c'est pourquoi] Il est le Juge (optimum) [et Il les amène en jugement devant Lui], Il est le Témoin, Il est le Procureur [des pécheurs], et Il est destiné à les juger [pour le monde à venir] . Béni soit-Il, car il n'y a devant lui ni mal, ni oubli, ni favoritisme, ni prise de greffe, car tout est à lui (et il n'y a rien avec quoi le soudoyer). [Il ne montre aucun favoritisme même à un tsadik absolu, ne le punit pas (ne s'abstenant pas) de le punir même pour une légère transgression qu'il a pu commettre et ne prenant pas la «greffe» d'une mitsva pour négliger un péché. Mais Il récompense pour une mitsva et punit pour une transgression. (Ainsi, Rambam)]. Et sachez que tout vient à un compte. ["Une p'rutah (une petite pièce de monnaie) et une p'rutah totalisent une grande somme." De la même manière, de légères transgressions, quand il y en a beaucoup, s'additionnent à une grande somme.] Et que votre inclination (mauvaise) ne vous induise pas en erreur en pensant que la tombe est votre refuge. Car, forcément tu as été formé [L'âme résiste à quitter le pardieu (la partition divine, une sphère pure où résident les âmes) pour entrer dans le sein d'une femme, une demeure impure, mais un ange vient et le retire de force et le place là], et forcément êtes-vous né, [étant forcé par un ange de quitter l'utérus], et vivez-vous forcément. [Parfois, un homme est tellement imprégné d'afflictions qu'il veut mourir— mais il ne le peut pas], et vous êtes forcément destinés à rendre jugement et compte devant le Roi des rois des rois, le Saint Béni soit-Il.